Les Climats et l’export

avril 01, 2015
par Neoverticales  |   dans Actualités, Communication, Export, Marketing  |   0 commentaire

Travailler son attractivité

Un vin de Bourgogne sur deux est exporté. Avec ses 28 000 hectares, ses 100 appellations en AOC et ses 33 grands crus, la Bourgogne occupe une place originale sur les marchés : elle représente 0,4% de la production mondiale de vins en volume et 3% des échanges mondiaux de vins en valeur. La moitié de ses 185 millions de cols est exportée principalement vers le Royaume-Uni, les Etats unis, le Japon, la Belgique et le Canada.
Pourtant, les grandes maisons de négoce et domaines de Bourgogne doivent aujourd’hui renforcer leurs parts de marché et diversifier leurs débouchés à l’export. Le déficit de production en 2010, 2012 et 2013 ont mis à mal les stocks de vins. Les négociants et les vignerons n’ont pas pu fournir davantage de quantités sur les marchés et ont parfois été contraints de réduire certaines allocations. Fin aout 2014, le chiffres d’affaires export affichait pour la 1ere fois depuis 5 ans une légère baisse(*). Il est difficile de revenir sur un marché international très concurrentiel avec un manque de disponible. En cela, la campagne 2014 va permettre de reconstituer les stocks et de revenir de façon plus offensive vers les marchés en croissance comme l’Allemagne et Singapour ou bien pouvant contribuer à une reprise comme les Etats unis et le Canada.

Le nombre et la valorisation des appellations bourguignonnes restent des atouts commerciaux majeurs. Chaque appellation correspond à une envie, à un profil consommateur, à un segment de marché. La Bourgogne n’en oublie pas pour autant de travailler également son image. Sa candidature pour l’inscription des Climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco est l’un des leviers pour développer l’attractivité des vins de Bourgogne et favoriser le développement économique des domaines via l’oenotourisme.

L’enjeu est bien de recréer un imaginaire pour chaque parcelle des 1247 climats de Bourgogne. Un imaginaire toujours fondé sur une trilogie : la parcelle de terre, la vigne et le savoir- faire de l’homme ou de la femme qui la cultive. Un imaginaire qui s’inscrit dans l’histoire même de chaque parcelle et pas simplement dans son usage. En Bourgogne, on déguste le vin dans les caves secrètes, mystérieuses et sombres. On ne voit pas vraiment les climats. On boit souvent le vin devant une carte.

Au-delà de la qualité de ses vins, le métier de chaque vigneron est aussi de recréer l’histoire et le lieu qui sont producteurs de symboles pour les amateurs et consommateurs de vins.

(*) : source BIVB 2015

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